Cap dans le labEX Hastec

Le LabEx HaStec étudie, de façon pluridisciplinaire, l’entrelacs historique des Savoirs, des Techniques et des Croyances – élément structurant des cultures et des sociétés humaines.

Les chercheurs engagés dans l’aventure intellectuelle d’Hastec se proposent de frayer des champs de savoir inédits, où se croiseront sciences, spiritualités, techniques de pensée et d’action, configurations sociales et politiques, nouveaux supports du savoir et nouvelles technologies du numérique.

Construction de compétences et apprentissages en parcours doctoral


Les porteurs du projet de cette recherche, ancrée dans le Labex Hastec, sont Elsa Chachkine et Caroline Arnoux-Nicolas. 

Au cours de leur parcours doctoral, les doctorant.e.s développent des compétences et des qualités hautement valorisables dans le monde académique et professionnel.

Cette recherche s'articule de la manière suivante :

Celle-ci vise, dans un premier temps, à identifier les compétences des doctorant.e.s au cours de leur parcours doctoral au sein de l’école doctorale Abbé Grégoire, du Césor et de l’ESCP, et à mieux comprendre les apprentissages et le vécu de l’expérience doctorale.
Dans un deuxième temps, nous nous intéressons aux diverses modalités d’accompagnement proposées aux doctorants par les trois partenaires du Labex pour identifier et valoriser ces compétences (démarche portfolio, etc.).
 
Les premiers résultats seront valorisés à l'occasion d'un premier séminaire de recherche intitulé « Vécu de l’expérience doctorale et apprentissages. Quelles représentations et quels processus de transformation ? », qui sera organisé en 2019.

Questionner les savoirs et leur transmission dans un espace apprenant

L’étude des savoirs et de leur transmission sera au centre des travaux conduits dans le cadre du labex Hastec de 2019 à 2021. En particulier, il s’agira de questionner les savoirs dans leur dimension matérielle et immatérielle, dans leur mise en visibilité et dans leur accessibilité tant le savoir peut être objet de perception, discussion, interprétation et appropriation par les usagers fréquentant les espaces apprenants.

Loin d’être un objet inerte à transmettre dans un espace clos, le savoir prend vie par le dispositif qui le rend visible et l’activité qu’il suscite. Cette conception du savoir interroge les processus de transmission. La transmission académique des savoirs est donc revisitée d’une part parce qu’elle est lestée du poids de la forme scolaire (Vincent, 2012)[1], entendue comme forme socio-historique de transmission qui définit des places, organise un rapport aux règles d’étude et sépare les apprenants de la vie sociale. La transmission est aujourd’hui conceptualisée dans des lieux ouverts, où les interactions socioculturelles sont favorisées. Les musées, les lieux d’apprentissages que sont les fablab, les ateliers de création, l’université des patients instaurent de nouvelles formes d’accès aux savoirs, de nouvelles manières de mettre à l’étude les acteurs. La matérialité des savoirs, leur accessibilité, leur manipulation constituent des enjeux pour les concepteurs d’exposition, les médiateurs culturels, les designers, les enseignants, formateurs, éducateurs cherchant à toucher un public varié pour lequel apprendre constitue une activité à redécouvrir.

Une journée d'étude sera organisée par Anne Jorro le 20 juin 2019 en lien avec ce projet de recherche.


[1]Vincent, G. (2012).

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